Afin de distinguer Lepuix de la commune de Lepuix-Neuf, également située dans le Territoire de Belfort, la dénomination postale Lepuix-Gy était utilisée jusqu'à la généralisation des codes postaux. ' Gy 'est ici l'abréviation du nom de la commune voisine de Giromagny (première et dernière lettre) où se trouvait un bureau postal distributeur, et Lepuix-gy signifie tout simplement Lepuix par Giromagny. Cette appellation est encore employée par habitude, mais elle est fautive : le véritable nom de la commune est bien Lepuix et seulement Lepuix. Pourtant même la commune a fait poser des panneaux mentionnant la mauvaise appellation, et le bus desservant la commune indique qu'il se rend à Lepuix-gy. Le site du village est évoqué pour la première fois en 1347 à propos d'une chapelle qui s'y serait trouvée. Le sous-sol de la commune est riche en filons métallifères (plomb, cuivre, argent...) qui furent exploités dès le moyen âge de façon industrielle, ce qui contribua à attirer des mineurs d'origine germanique, Lepuix étant possession autrichienne depuis 1348. Cette immigration a contribué très tôt à l'augmentation rapide de la population. l'exploitation de la forêt s'est intensifiée avec celle des mines, la demande en charbon de bois, bois de construction et matériaux de boisage des mines ayant fortement augmenté au XVème siècle. Les mines de Lepuix étaient difficiles à exploiter notamment en raison de la présence de nombreuses venues d'eau. Ces difficultés furent à l'origine de la mise au point de systèmes d'exhaure (c'est à dire destinés à faire remonter l'eau du fond de la mine et à l'évacuer) extrêmement sophistiqués pour l'époque. Ces mines constituaient dès la Renaissance, avec celles des villages voisins, un ensemble pré-industriel remarquable qui fut à l'origine du développement industriel de la région de Belfort, en permettant la constitution de capitaux et la disponibilité d'une main d'oeuvre douée d'un savoir-faire. Ceci, et la présence des torrents et rivières a favorisé par la suite l'utilisation de la force motrice de l'eau et a permis le développement de petites industries : moulin, scierie, tissage mécanique, papeterie... dont l'activité a culminé au XIXème siècle et a remplacé l'activité minière sur le déclin depuis le XVIIème siècle. Les dispositifs hydrauliques des siècles précédents, ,furent ainsi améliorés au XIXème siècle ; ils permirent d'utiliser intensivement l'eau des cours d'eau de la vallée, essentiellement la Savoureuse. Des retenues furent créés ou agrandies, pour stocker l'eau et disposer ainsi de réserves. Elles existent toujours et forment aujourd'hui des lacquets pittoresques (Étang du Petit-Haut, Étang des Roseaux...) Au XVIIIème, Lepuix était une paroisse dédiée à la Nativité de la Vierge et dépendait du bailliage de Belfort. La seigneurie appartenait aux Mazarin (comté de Belfort), aux Reinach et aux Ferrette. Au recensement de 1881, la commune comptait 1995 habitants pour 1128 en 1999 La population de Lepuix dépendait jusqu'en 1782 de la paroisse de Chaux, date de la création de la paroisse de Lepuix. Cette dernière regroupe également quelques familles situées sur le territoire de Giromagny. l'église, construite au XVIIIème siècle et modifiée au XIXème siècle, est dédiée à Notre-Dame. Elle comporte une méridienne, sorte de cadran solaire qui permettait de régler l'heure des horloges à midi, et abrite un ensemble de trois statues en bois et plâtre polychrome qui date du XVIIème siècle. La scierie communale de Lepuix fut construite en 1878 à l'initiative de la municipalité afin de protéger ses intérêts forestiers. La famille Demouge a fait fonctionner la scierie jusqu'en 1994. Depuis 1995, avec le soutien de la commune et du Parc naturel régional, l'association ' la scierie Demouge ' l'a restaurée et propose des visites avec démonstrations afin d'assurer une animation pédagogique et touristique du site et de la filière bois. Source :Wikipédia

Lepuix-Gy10

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