Jules Haag (1882-1953) Il est né le 19 août 1882 à Flirey en Meurthe et Moselle, dans une famille modeste. C'est grâce à de gros sacrifices qu'il est admis à l'école normale supérieure. En 1906 il est reçu à l'agrégation de mathématiques et en 1910 il obtient son doctorat ès sciences avec une thèse consacrée aux familles de Lamé. Il enseigne la mécanique rationnelle à la faculté des sciences de Clermont-Ferrand. En 1927 il accepte la direction de l'Institut de Chronométrie de Besançon qui deviendra l'Ecole nationale supérieure de mécanique et microtechniques (E.N.S.M.M.). ' Dans une montre, l'étude du rouage ressort de la cinématique, l'étude des oscillations du balancier nous fait pénétrer dans le calcul intégral. Son voisin, le spiral, avec de mystérieuses courbes terminales, nous plonge dans la géométrie infinitésimale. Le balancier nous met aux prises avec la théorie mathématique de l'élasticité. l'étude de l'échappement fait intervenir la théorie des chocs et celle des frottements. Dans l'horlogerie électrique, nous rencontrons, entre autres problèmes, celui de la synchronisation qui nous met au contact avec les séries de Fourier '. (Extrait du discours prononcé par J.Haag à son arrivée à Besançon). Il est le cofondateur de la Société chronométrique de France, puis président. Il est aussi le premier président du CETEHOR en 1949. Il devient membre de l'Académie des sciences en1946 et il est fait officier de légion d'honneur. J.Haag affirme ' Je suis mathématicien, mais mon esprit a toujours été attiré par des problèmes de caractère concret '. Un des traits essentiels de J.Haag est sa faculté de généralisation : voie difficile vers l'abstraction et la théorie qui caractérise la formation scientifique. La carrière de J.Haag est centrée sur la mécanique rationnelle qui est la base de la Chronométrie et de la mécanique appliquée. Ses derniers travaux sont consacrés à la théorie de la synchronisation, après des études sur les systèmes différentiels à solutions périodiques, en 1949 il bâtit une théorie sur les systèmes à faible ou à forte non linéarité, à un ou plusieurs degrés de liberté. J Haag laisse 200 publications et 25 ouvrages dans des domaines aussi variés que la géométrie, la cinématique, la balistique, la théorie cinétique des gaz, la mécanique théorique, la mécanique appliquée. Durant sa carrière d'enseignant, J.Haag forme de nombreux professeurs et ingénieurs. Il donne son nom à l'ancienne Ecole d'horlogerie de Besançon en 1974. Il meurt le 16 février 1953 à Besançon.

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