Tamisier François, Laurent, Alphonse (1809 - 1880) Il est né le 22 janvier 1809 à Lons-le-Saunier. Son père a été maire de cette ville. Il y fait ses études, puis entre à l'Ecole polytechnique en 1828 et en sort officier d'artillerie. Il participe aux journées de juillet 1830. Il est nommé capitaine en 1838 et professeur à l'école normale de tir de Vincennes en 1842, il se fait connaître grâce ses travaux techniques et invente le canon rayé. Il adhère à l'école sociétaire de Fourier et devient phalanstérien et ami de Victor Considérant. Le 25 février 1848, il refuse de livrer au peuple de Paris les armes de l'arsenal de Vincennes. Le 23 avril 1848, il est élu représentant du Jura à l'Assemblée constituante, il siège dans les rangs de la gauche modérée, fait partie du comité de la guerre, et vote pour l'abolition de la peine de mort pour la constitution. Il est réélu le 13 mai 1849 et reste député jusqu'en 1852. Il défend la gratuité des écoles polytechnique et militaire, dépose une proposition d'augmentation de solde pour les sous-officiers. Il s'oppose au coup d'état de Louis Napoléon du 2 décembre 1851. Il est nommé chef d'état-major du général Oudinot par les représentants réunis à la mairie du Xème arrondissement pour organiser la résistance armée contre le prince Napoléon. Enfermé à Mazas pendant dix-sept jours, à sa sortie, il reprend ses expériences d'artillerie. En 1853, il refuse de prêter serment à l'empereur, il est déclaré démissionnaire. Il devient ingénieur de chemin de fer, d'abord dans la Sarthe et l'Orne, puis dans la Corrèze et le Lot, enfin à la compagnie d'Orléans, où il passe successivement chef de section, chef de division, sous-ingénieur et ingénieur. Il revient dans le Jura en 1868 et fonde le journal républicain le Jura qui fait campagne contre le plébiscite. Le 6 septembre 1870, le gouvernement de la défense nationale l'appelle aux fonctions de commandant supérieur des gardes nationales de la Seine. Il démissionne de ce poste le 9 novembre. Le 8 février 1871, il est élu représentant du Jura à l'assemblée nationale, il s'inscrit à la gauche républicaine. Il est mis à la retraite le 28 octobre 1871 avec le grade de chef d'escadron d'artillerie. En octobre 1871, il est élu conseiller général du canton de Clairvaux, de 1871 à 1873, il préside le conseil général du Jura. Le 30 janvier 1876, il est élu sénateur du Jura et réélu 5 janvier 1879. Il est mort le 20 mai 1880 à Paris. Il était officier de la Légion d'Honneur. Une rue de Lons-le-Saunier porte son nom. Source : www.assemblee-nationale.fr

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