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Armoiries et blason de Chatenois-les-Forges
Historique
La première représentation des armoiries et le détail du blason où le nom de notre village « Chastenoy » apparaît se trouvent dans l’armorial d’Hozier archivé à la Bibliothèque Nationale à Paris. Ces documents ont été enregistrés en 1696 par une cour héraldique créée à la demande de Louis XIV. Le but était d’officialiser, après vérification, les armoiries et blasons de toutes les personnes et de toutes les corporations. En effet, depuis longtemps déjà des nobles possédaient des armoiries qui étaient une marque distinctive personnelle devenue héréditaire. Ce recensement permit au roi d’instituer un impôt extraordinaire attaché à ce signe spécifique.
A ce jour on ne sait ni par qui, ni pour qui, ni quand ces armoiries ont été réalisées. Seule la légende (devise) : « la Comté des habitans de Chastenoy Brignard et Dampierre » qui figure à côté des armoiries et sous le blason nous renseigne sur l’origine possible. En effet, la mention faite aux habitants de « Chastenoy, Brignard et Dampierre » nous conduit à la fille de Jeanne de Montbéliard qui reçoit en 1333, pour son mariage avec l’archiduc Albert II d’Autriche de la famille des Habsbourg : « …la presque totalité de Châtenois, une partie de Brognard (« deux maisons donc deux feux, 28 fauchées de prés et 164 journaux de champs ») et une partie de Dampierre-les-Bois (« quatre maisons, huit fauchées de prés et 119 journaux de champs ») (1) ». A partir de cette date et jusqu’en 1648, Châtenois deviendra, pour la presque totalité (2), propriété de la famille des Habsbourg. En 1648, le traité de Westphalie, donne au royaume de France, parmi toutes les terres cédées, celles de « Chastenoy, Brignard et Dampierre ». Le roi Louis XIV fait don de ces dernières à son parrain Mazarin qui les transmet à sa nièce la duchesse de Mazarin. En 1768 la duchesse de Mazarin et le duc de Wurtemberg (Charles Eugène) échangent des biens. La duchesse lui cède ce qu’elle possède à « Brignard et Dampierre » tandis que le duc lui donne ses possessions à « Chastenoy » (3). Ces armoiries ont-elles été réalisées pour Jeanne de Montbéliard ou ses descendants ou peut-être plus tardivement pour la duchesse de Mazarin ?
Armoiries au cours du temps
La plus ancienne représentation connue à ce jour, donc la seule référence sérieuse, est celle dessinée et peinte dans l’armorial d’Hozier en 1696. La photographie (5) réalisée par le service photographique de la Bibliothèque Nationale et achetée pour les besoins du livre donne une image malheureusement floue et terne de l’original. Dans le livre : « Belfort et son Territoire » de Liblin édité en 1877 on trouve le blason et les armoiries de Châtenois. On ne retrouve trace des armoiries qu’aux environs de 1910, sur une carte postale représentant l’intérieur de l’église. En haut à gauche devant la voûte qui sépare le chœur du transept, on peut deviner la sculpture des armoiries avec ses trois tours. Sur une autre carte postale de 1929 « le chœur des Apennins » on distingue sur la poitrine de chaque choriste les armoiries avec les trois tours.
Depuis cette date les armoiries de Châtenois ont été représentées de diverses façons généralement très différentes du document d’origine. Depuis le 14 décembre 1999 une Commission Nationale d’Héraldique a été créée. Son rôle est de valider les armoiries et blasons et d’en autoriser l’utilisation. Après demande de la commune, la Direction Départementale des Archives, par courrier en date du 12 octobre 2005, confirme la conclusion de la commission de 1958 lui attribuant le blason et les armoiries figurant dans l’armorial d’Hozier. Elle autorise la commune de Chatenois-les-Forges à les utiliser, comme ci-dessous représentés, selon ses besoins et en particulier sur son site internet. Il convient donc désormais, pour toute reproduction des armoiries, de s’en tenir aux remarques qui figurent à la fin du paragraphe suivant.
Quelques notions d’héraldique
Le vocabulaire héraldique établit une distinction entre le blason et les
armoiries, distinction que le langage courant ne fait pas. Le blason : Au Moyen Age lors des tournois l’entrée des cavaliers en lice était annoncée par des hérauts au son de la trompe (« blasen » en allemand). Ils décrivaient ensuite le bouclier du combattant. Le blason correspond à la description de l’ensemble des émaux et meubles apposés sur un écu, pour Châtenois : « D’azur à trois tours d’or, deux et une ».
Les armoiries : c’est l’ensemble comprenant l’écu, les figures et la devise. L’écu : c’est le contour de l’émail de fond. Il est défini par trois parties : le chef, la pointe et les flancs. On notera que l’écu de Châtenois a le chef horizontal, des flancs verticaux qui s’arrondissent doucement, la pointe est obtenue par inversion de l’arrondi précédent. Les meubles : ce sont les figures dessinées dans l’écu, ici : trois tours ordonnées car elles sont disposées en triangle avec la pointe en bas « …trois tours d’or, deux et une ». L’émail : les émaux sont partagés en trois groupes : les métaux (or et argent), les fourrures ou pannes et les couleurs : bleu (azur), pourpre (violet), gueules (rouge), sinople (vert), orangé (orange), sable (noir). Le blason définit une couleur « d’azur… » qui est le fond bleu et un métal : « …trois tours d’or… ». Une autre couleur apparaît sur les armoiries c’est le sable (noir). Les fenêtres et la porte sont noires. Remarque : dans livre de Liblin de 1877 la porte est « or » comme la tour. Cependant sur le document d’origine de 1696 il n’y a que quelques traces « or » sur la porte. L’artiste a noirci le fond « or » par des traits verticaux laissant l’impression d’une porte en planches. Comme le document de 1696 est celui qui a été retenu par la commission d’héraldique du département il paraît souhaitable de considérer que la porte est noire car l’intention du dessinateur était de la distinguer de l’émail de la tour. Ajouré de fenêtre : se dit d’un édifice où l’émail des fenêtres est différent de l’émail de la tour. Pour Châtenois la couleur des fenêtres est noire. Ouvert de la porte : se dit d’une porte dont l’émail est différent de l’édifice (or) et du fond (azur). Pour Châtenois nous venons de voir que la porte a un fond « or » hachuré verticalement de noir.
Remarques
:
Des détails peuvent apparaître sur les armoiries sans être décrits sur le blason. Aussi pour respecter le document d’origine il est bon de noter les points suivants : Les tours ne sont pas droites mais plus larges à la base et au sommet. Il y a deux échancrures formant les créneaux. Les joints horizontaux des pierres ont une forme légèrement arrondie. La base de chaque tour est élargie de façon dissymétrique (approximations du dessinateur ou volonté de se rapprocher de la réalité ?).
Ce dernier point est peut-être le seul qui peut souffrir d’une dérogation dans les futures reproductions.
Armoiries
Blason : « D’azur à trois tours d’or, deux et une »
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André Brunetta
bio
Légende : « La comté des habitans de Chastenoy Brignard et Dampierre »
(1) (4) (5) voir livre d’Elisabeth Brunetta : « CHATENOIS AUTOUR DE L’EGLISE » (2) presque totalité car l’Eglise de Châtenois, le prieuré, ses dépendances et ses revenus sont la propriété du prieuré de Lanthenans depuis l’an 1000 environ. En 1435 ces biens sont transférés au Chapitre de Montbéliard sur décision du pape Eugène IV. Puis vers 1556 le Comte Georges de Montbéliard confisque tous les biens du Chapitre dont ceux de Châtenois. Voir livre précédemment cité. (3) De quels biens s’agit-il ? D’où provenaient-ils ? Le partage de 1333 avait-il attribué d’autres biens à Châtenois à un ou plusieurs autres membres de la famille ?
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Localisation
Châtenois-les-Forges
Code postal : 90700
Code Insee : 90022
Latitude : 47.566667
Longitude : 6.85
Mots clés
Communes : Châtenois-les-Forges




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