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Alphonse-Marie-Louis de Pratz de Lamartine (1790-1869)


Alphonse-Marie-Louis de Pratz de Lamartine (1790-1869)

Il est né le octobre1790 à Mâcon. Lamartine a des origines franc-comtoises par sa grand-mère maternelle, Eugénie Dronier de Saint-Claude dans le Jura, fille de Claude Dronier seigneur de Villard et de Pratz, conseiller au parlement de Besançon. Eugénie Dronier a épousé Louis-François de Lamartine, lui apportant en dot les terres à Villars et à Poligny, des bois à Saint-Claude et la forêt du Fresnoy, une fabrique de fil de fer à Morez.

Lamartine fait ses études au collège de Belley dirigé par les jésuites. Il part en Italie et visite les villes de Florence, Rome et Naples. Il passe l’été 1816 à Aix les Bains où il rencontre Julie Charles (Elvire), une jeune femme qui meurt deux ans après leur rencontre sur les bords du lac du Bourget, Lamartine écrit plusieurs poèmes, dont Le Lac, qui le fera connaître. En 1820 il publie les Méditations poétiques qui connaissent un grand succès.

Lamartine s’engage dans le combat politique. Il est élu député à Bergues dans le Nord, il se prononce pour l’abolition de la peine de mort. Opposé au régime à Louis-Philippe, il est l’un des acteurs de la révolution de 1848, il est nommé ministre des Affaires étrangères. Suite au coup d’état de Napoléon III en 1851, Lamartine doit se retirer de la vie politique et se consacre à l’écriture. Accablé de dettes, il se consacre à l’écriture. Accablé de dettes et ruiné, il meurt à Paris en 1869.

Lamartine a fait de nombreux séjours dans sa propriété familiale de Villard-Saint-Sauveur, propriété qu’il vendit à la fin de sa vie suite à ses dettes. Il a signé ses Méditations du nom de Pratz en souvenir du village de sa grand-mère. Il a passé plusieurs mois, en 1815, au château de Maisod au bord de l’Ain, pendant les Cent Jours. Il n’a jamais oublié ses origines franc-comtoises. Il écrivait « Moi aussi, j’ai puisé mon sang à cette source de montagnes, j’ai la moitié de mes aïeux dans ces forêts, dans ces torrents, dans ces donjons de la vallée de Saint-Claude et jusque dans cette ville si industrielle et si pittoresque de Morez. Le premier chalet et la première usine de cette colonie y portent encore le nom de ma famille qui les a fondés…. Je ne jette jamais mes regards sur la chaîne du Jura sans me reporter en esprit dans la vallée de Saint-Claude, dans la forêt de Fresnoy ». Dans ses mémoires, il écrit : « Les chênes n’ont pas plus de racines que les hommes de certaines terres ; la Franche-Comté est du nombre. Je l’aime comme le chêne aime son sol. »

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Bernard Girard
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